Géographie Kisangani (Boyoma)

D'une superficie de 1910 km², la ville de Kisangani a une densité de 229 habitants/km². 

Elle est située à 0º31' de latitude Nord par rapport à l'Equateur (à 57 kms), 25º11' de longitude Est par rapport au méridien de Greenwich et 428 mètres au dessus du niveau de la mer (altitude 396 mètres selon la mairie de Kisangani, déc. 2008).

La ville se trouve à 324 km de Buta, 572 km d'Isiro, 696 km de Bunia et 2912 km de Kinshasa.

La ville de Kisangani, s'étend entre le fleuve Tshopo et le fleuve Congo. De nombreux affluents et îles constituent un entrelacs propice au déplacement par voie fluviale de la population de Kisangani ainsi qu'au transport des marchandises en baleinière, pirogue à pagaie ou motorisée, d'une rive à l'autre et d'un quartier à l'autre. Kisangani constitue le plus haut point navigable sur le fleuve Congo et donc le terminus de la navigation fluviale à partir de Kinshasa et de tous les ports de l'ONATRA.

Cependant, le moyen de transport le plus utilisé est le taxi vélo communément appelé "Toleka" dans une ville où seules les organisations internationales et quelques particuliers possèdent des voitures ou des motos.

Le centre ville dispose de peu d'artères asphaltées et elles sont souvent en mauvais état. Les rues sont en général en latérite et poussiéreuses.

Les routes de Kisangani ne permettent plus comme jadis de se rendre dans l'Ituri, à Opala, dans le Bas-Uele, au Sud Kivu et au Maniema en raison de leur état extrêmement dégradé.

Kisangani dispose aussi d'une gare de chemins de fer, située rive gauche, gérée par la Société Nationale des Chemins de Fer du Congo.

Kisangani possède deux aéroports. L'un international, avec sa piste de 3.800 mètres, est situé à Bangboka et l'autre, l'ancien aérodrome, militaire et secondairement civil, est situé à "Simi-Simi". 

(Sources : Wikipedia 2007 / Jean Flouriot "Introduction à la géographique physique et humaine du Zaïre" 1994 / Mairie de Kisangani 2008)

- Climat : Région équatoriale AF, HR proche de la saturation : 86 %
- Pluviométrie : précipitation abondante toute l’année (hauteur mensuelle > à 60 mm)
- Vent résultant moyen : S-SW faisant bénéficier la ville d’une brise de terre en provenance du fleuve
- Superficie : 1.910 Km2 (191.000 ha)
- Chef-lieu de la Province Orientale
- En 1898, le district de Stanley Falls fut nommé Province Orientale et son Chef-lieu Stanleyville, actuellement Kisangani.
- Par ordonnance n° 12/35 du 6 septembre 1958, le territoire de Stanleyville prit le statut d’une ville.
- Organisation administrative actuelle (déc. 2008) : la ville est dirigée par Monsieur le Maire Guy Shilton BAENDO ; elle est subdivisée en six communes urbaines (Makiso, Tshopo, Mangobo, Kabondo, Kisangani, Lubunga) et la collectivité de Lubuya Bera.
- Population : 628 367 habitants (2007)
- Population scolarisable : 5 – 19 ans : 39 %
- Population en âge de travailler : 20 – 69 ans : 41,42 %
(Source : Mairie de Kisangani, décembre 2008)

Population :

En 1905, il y avait un total de onze stations et postes de l'état dans la zone des Stanley Falls et à Stanleyville. Le total des agents de l'état y était de 40.
(Source "Notice sur l'état indépendant du Congo", Bruxelles, imprimerie Monom, 1905)

En 1909, les européens de Stanleyville étaient au nombre de 80 et la population locale était estimée à 15.000 personnes dans un rayon de 5 kilomètres.
(Source "Le Congo, les Noirs et Nous", Fritz Van der Linden, Ed. A. Challamel, 1910
Quelques extraits du livre, compilés par Pierre VAN BOST, qui décrivent la station à l'époque)


Population en 1920 : 4.000 africains et 200 européens dans la circonscription urbaine + 2.000 personnes à Kisangani (dans la chefferie arabisée). Cette population importante pour l'époque, oblige le Commissaire de district à créer en 1918 à côté du marché quotidien des vivres de Kisangani, un autre à Stanleyville près de l'avenue de l'hopital, à un kilomètre de la rive. Deux marchés hebdomadaires sont aussi créés sur l'autre rive : un près du quai C.F.L. et un autre à la Mission St-Gabriel.

Population de Stan début des années 50 : 40.000 et fin des années 50 : 70.000.
(Source : CEDAF (Centre d'étude et de documentation africaines) - Cahier 5 Série 2  - Histoire - 1978  -  "Histoire économique d'une ville coloniale : Kisangani 1877 - 1960" par Bogumil JEWSIECKI).

Le dernier recensement de 2003 dénombrait près de 672 739 habitants dans la ville de Kisangani. Lubunga est la commune la plus peuplée mais la moins dense avec 115 775 habitants tandis que Mangobo avec 98 434 habitants est la plus dense.

La démographie a évolué comme suit depuis l'époque coloniale :

1958
1970
1984
1993
2003
2004
2007
121 726
216 526
317 581
406 249
672 739
682 599
628 367

(Sources : Wikipedia 2007 / Jean Flouriot "Introduction à la géographique physique et humaine du Zaïre" 1994 / Mairie de Kisangani 2008)


La population autochtone est composée de Wagenia et de Kumu mais la ville a une population hétérogène de plus de 250 ethnies majoritairement réparties comme suit:
• Vers le nord de la ville (commune de la Tshopo), vivent les Bamanga, les Popoï, les Boa, venus par la route de Buta.
• Vers le sud (commune de la Lubunga), se trouvent les Lokele, Turumbu, Mbole, Kumu, Wagenia, Rega (ces dernières sont arabisées) populations venues du Maniema par la route d'Ubundu et le chemin de fer ainsi que par la route Opala et le fleuve en direction du territoire voisin d'Isangi.
• Vers l'ouest (commune de Mangobo), il y a les Topoke, Lokele, Turumbu, les Basoko arrivés par le fleuve Congo et la rivière Tshopo qui, elle aussi, divise la commune Tshopo en deux rives.
• Vers l'est (commune de Kabondo), on trouve les Bali, Lendu, Budu, Bangetu, Logo, Alur, Hema, Nande, Yira venus par la route de l'Ituri débouchant à Bunia.
Les principales langues parlées sont le lingala et le swahili, hormis le français, la langue officielle du pays.

 Texte original paru sur le site www.stanleyville.be et reproduit avec l'autorisation de Jean-Luc Ernst.

 

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